L'histoire de Tunchi
C'est l'histoire du Tunchi. Il n'était pas une personne. Il n'a jamais pensé à faire des bonnes choses, seulement des choses mauvaises. Il a passé sa vie desséchant des arbres. Il a simplement dit "vous allez dessécher cet arbre», ansi qu'il a fait. Il soufflait si fort que l'arbre se desséchait. En seulement quelques minutes, il pouvait dessécher un arbre. Les gens voulaient savoir s'il a fait tout ce que les enfants ou quelqu'un lui a demandé de faire et donc ils venaient près de lui. Cependant, le plus vieux membre de la communauté, qui connaissait l'importance des arbres pour tous eux, lui a dit que ce qu'il faisait était mal et lui a demandé de ne pas le faire car cela pouvait produire des mauvaises choses.
Puis il a répondu qu'il n'était pas celui qui le faisait, c´était Tunchi, Tunchi le fort que personne ne pouvait dominer, et il a ajouté que Tunchi était un homme. Les gens ont commencé à avoir peur de lui, car ainsi qu´il a commencé à dessécher des arbres, il a également commencé à dessécher les gens. Il est dit qu'il disait: «Je vais faire sécher cette personne", et puis il la faisait sauter pendant quelques minutes jusqu'à ce que cette personne restait immobile. Les gens disaient que le Tunchi simplement vivait pour la méchanceté.
Ayant séché des nombreux arbres, le peuple a rencontré les personnes les plus âgées pour savoir comment l'arrêter, parce que l'ombre était très rare dans les chemins et les sources d'eau qui entourait la communauté aussi. Les nuits étaient éternelles pendant que les plus âgés sont allés à travers leurs souvenirs et se sont rappelés de ce que leurs grands-parents, arrières grands-parents et leurs ancêtres leur avait enseigné. Après plusieurs nuits de réflexion, le plus ancien membre du groupe, Manu, a dit au reste que la mémoire de ses ancêtres lui avaient dit ce qu'ils pouvaient faire.
Tout le monde a travaillé sur le plan du grand-père Manu, qui consistait à faire un immense arbre qui couvrait l'ensemble du territoire. Au fur et à mesure qu´ils le faisaient, ils le remplissaient avec beaucoup de pierres. Lorsque l'arbre était prêt, Tunchi a été défié. Dans ce moment-là, il leur a demandé s´il devait dessécher ou couper l'arbre. Pour montrer qu'il pouvait tenir sa parole, il prit une hache et a commencé à travailler. Toutefois, ces personnes avaient non seulement rempli le coffre avec de grosses pierres, ils ont également récité une prière au grand arbre. Tunchi, qui n'a pas abandonné, a travaillé jusqu'à créer un trou dans le tronc, et puis il y monta dans la coupe et il a continué en coupant le grand arbre avec sa hache jusqu'à le faire tomber. De l'arbre tombé un liquide rouge a commencé à verser. Le liquide est devenu un fleuve de sang rouge et Tunchi a eu une toux sévère. Il toussait et toussait plusieurs fois. Les gens chuchotaient tant que les arbres avaient été desséchés, il allait être desséché aussi. Quand Tunchi ne pouvait pas arrêter la toux, il a commencé à perdre son poids et son corps asséché parce que la toux ne lui laissait pas boire ou manger. Chaque fois qu'il avait quelque chose à manger ou à boire, il le ramenait en place. La même chose lui est arrivée et les arbres, ils ont tous les deux commencé à se dessécher. Quand il s´est vu, il a commencé à donner des conseils et a demandé aux gens de ne jamais dessécher ou abattre des arbres parce que depuis ce qui est arrivé à lui, il pouvait aussi leur arriver, et mourir desséchés comme les arbres qu'il avait soufflé. Quand il n'avait rien à dire, on dit qu'il a pleuré et leur a donné quelques bons conseils. Il a dit aux enfants qu'ils devaient obéir aux paroles de leurs ancêtres et d'apprendre que les arbres larges et anciens sont intouchables, et ils doivent être respectés. Il leur a aussi demandé de pousser plus d'arbres au lieu de les élaguer. Enfin, il a rappelé aux gens que c'était parce qu'il n'avait pas entendu la voix de ses ancêtres qu'il allait mourir comme ça. Et on dit qu'il s´est desséché comme il avait desséché beaucoup d'arbres.
CUENTOS DE LA LUNA LLENA, TRADICIÓN ORAL YUKPA Y WIWA DE LA SERRANÍA DEL PERIJÁ, VILMA GÓMEZ PAVA
NARRADOR: MANUEL MALO
TRADUCCIÓN ANA ELVIA NIEVES
TRADUCCIÓN AL INGLÉS: EDER GIOVANNI GARCÍA RINCÓN
RTADUCCIÓN AL FRANCÉS: ADRIAN FELIPE QUEZADA
RESGUARDO WIWA: CAMPOALEGRE
LUGAR: RIVERA DEL MARACAS
